Réservation des repas auprès de l’Office du Tourisme du Sud Gironde au 05.56.63.68.00 à compter du 14/06/2018

 

Spectacle GRATUIT

  A partir de 19h00 * : Ouverture du site

A 20h00 : Festival International « Danses et Rythmes du Monde »

Avec :

Ensemble Folklorique   « Inyamibwa » – RWANDA

Ensemble Folklorique« Rousskie Ousory » – RUSSIE

Ensemble Folklorique « Gran Ballet Argentino» – ARGENTINE

A 23h00  : GRAND FEU D’ARTIFICE PYROTECHNIQUE DU 14 JUILLET

* En raison du plan vigipirate, un contrôle à l’accès du site sera effectué par des agents de sécurité nous vous recommandons d’anticiper votre arrivée et nous vous remercions de votre compréhension

 

PRESENTATION DES GROUPES INVITES

ENSEMBLE FOLKLORIQUE « Inyamibwa » – RWANDA

Centré sur la crête Congo-Nil, le Rwanda est un petit État enclavé de l’Afrique orientale, limité à l’ouest par la République démocratique du Congo, au nord par l’Ouganda, à l’est par la Tanzanie et au sud par le Burundi. Sa population est une des plus denses d’Afrique. Le pays est un ensemble de hautes terres organisé de façon dissymétrique avec des altitudes souvent élevées.

 

La culture traditionnelle rwandaise est liée à celle des populations de l’Afrique des grands lacs.

 

La structure de la royauté ancestrale a impressionné les premiers colons par son organisation sophistiquée. La croyance traditionnelle en un Dieu unique, Imana, sensible à leur condition, les récits oraux, la langue (le kinyarwanda) et les proverbes, les chants, les tambours et la danse tiennent une grande place dans cette culture fortement imprégnée des combats des guerriers et des activités agricoles comme l’élevage, l’agriculture, la chasse et la cueillette. La vache et le lait, la lance avec des fers aux géométries diverses, la houe, l’arc, le vin de banane, la bière de sorgho et les paniers tissés sont des symboles de la tradition rwandaise.

La population du Rwanda est répartie dans une vingtaine de clans familiaux d’une part, et d’autre part dans des subdivisions socio-professionnelles (Hutu, Tutsi, Twa) qui ont donné lieu à une surévaluation de leur importance pendant la colonisation et également des instrumentalisations politiques, dont les retournements ont été à l’origine du génocide de 1994.

 

Les mariages sont évidemment l’occasion d’entretenir les traditions. La dot, payée par le fiancé aux parents de la fiancée (une vache, une houe, selon le milieu socio-professionnel et la richesse), était le résultat d’une négociation longue et parfois épique entre les familles. Il en reste une sorte de jeu de rôle très ritualisé, en plusieurs étapes, parfois d’un humour irrésistible, où chaque famille transmet quelque chose de sa connaissance de la vie à ses enfants et très concrètement de quoi faire vivre le jeune ménage.

 

L’Ensemble folklorique « Inyamibwa », fondé le 14 juillet 1998 par un groupe d’étudiants, a pour ambition de promouvoir la culture rwandaise, la paix entre les différentes ethnies et l’harmonie par les arts et traditions populaires. Cette ambition, que l’on comprend parfaitement dans les années qui suivirent le génocide de 1994, est toujours vivace car la paix est un combat permanent dans ce pays.

Toutes les religions et toutes les ethnies sont représentées dans le ballet. Le groupe est aujourd’hui celui de la principale université du pays et a reçu le label du ministère de l’éducation et de la culture.

 

On dit du Rwanda qu’il est celui des mille collines. Une géographie qui explique l’organisation du territoire et des ethnies. Un proverbe raconte que « Dieu passe ses journées ailleurs mais rentre dormir au Rwanda« .

« Inyamibwa » vous raconte combien cette terre est riche mais également tourmentée. Vous comprendrez mieux pourquoi les historiens expliquent que nous sommes là au berceau de l’humanité.

 

ENSEMBLE FOLKLORIQUE « Rousskie Ousory » – RUSSIE

Russie… Entre Europe et Asie

C’est un pays gigantesque ! Pour traverser ce pays, il faut parcourir 9000 kms d’est en ouest. Sa superficie est de 17 075 400 km2 soit deux fois celle des États-Unis, ou encore 31 fois celle de la France ! De ce fait, la Russie compte 9 fuseaux horaires.

Au niveau de la population, le pays compte 147 000 000 habitants. Ceux-ci parlent principalement russe. Côté religion on trouve essentiellement des orthodoxes.

La capitale est Moscou (11 millions d’hab.) Si vous souhaitez faire des achats, il faut utiliser des roubles et des kopeks.

L’étendue du pays engendre évidemment 3 vastes zones géographiques : la Russie européenne (jusqu’à l’Oural) ; la Sibérie (de l’Oural à l’Océan Pacifique) ; et la Russie extrême-orientale (régions de l’extrémité sud-est du pays et bordure littorale du Pacifique). Le climat est rude (hivers longs et rigoureux, étés courts et relativement chauds). Seule la Russie européenne possède un climat continental plus tempéré (de la mer Baltique à la mer Noire).

 

Le chef de l’Etat est Vladimir Poutine et le Premier Ministre est Dimitri Medvedev.

Le drapeau présente trois bandes horizontales blanche, bleue et rouge. Le blanc symboliserait la noblesse et l’honnêteté, le bleu la loyauté et l’honneur, et enfin le rouge le Ryazan : C’est la ville dont est originaire le groupe que nous accueillons au festival cette année. Située sur l’Oka, à 196 km au sud-est de Moscou, cette ville se trouve dans une région située à la limite de la steppe et de la forêt. La ville de Ryazan est jumelée avec la ville de Bressuire.

L’ensemble, dont le nom signifie « ornement russe », a été fondé en 1988. Dirigé par Viacheslav

Kuznetsov, l’ensemble folklorique a un répertoire riche et varié. Le groupe est composé d’enfants de 5 à 16 ans. Le répertoire de l’ensemble inclut les chansons des différentes régions de Russie : chansons des régions du nord, tristes et mélancoliques, et celles du sud, refrains et danses joyeuses des cosaques du Don. L’originalité du groupe c’est que chaque chanson est un petit spectacle ; non seulement les enfants chantent mais ils dansent et jouent des instruments de musique.

 

«  Ensemble Folklorique « Gran ballet Argentino » – ARGENTINE

 

 

 

Investi par les pionniers à cheval appelés gauchos, le pays le plus au sud du monde avec le Chili, s’étend sur près de quatre mille kilomètres, depuis les touffeurs tropicales de la province de Misiones, au nord, jusqu’aux solitudes glacées de la terre de feu. Sur cet immense territoire on trouve à peine trente millions d’hommes dont le tiers habite dans la capitale, Buenos Aires.

 

Il y a deux mondes en Argentine. Le premier, couvert de zones de montagne dont l’Aconcagua à plus de six mille mètres et de vastes plaines et plateaux qui progressivement s’élèvent jusqu’à la cordillère des Andes. Cette chaîne constitue une barrière infranchissable avec le Chili. Ces sommets donnent naissance à quelques sites dont le plus majestueux est celui des chutes d’Iguaçu qui se trouvent au point de rencontre du Brésil, du Paraguay et de l’Argentine. Le second, constitue la zone de la Pampa. Une immensité de terres plates comme le dos d’une main recouverte d’une herbe rase que peuple une population de cavaliers et qui se perd au sud dans une sorte de vide sidéral parsemé de quelques noyaux urbains.

 

Dans la « géographie folle » de cet immense triangle, tête en bas, grand comme la moitié de l’Europe, qui s’aligne des Tropiques à la Terre de feu, l’extrême variété des climats permet de trouver, quel que soit la saison, des paysages étonnants.

 

Cette géographie éveille chez les Argentins le vertige d’une nation sans limites. Après quatre siècles d’histoire, l’Argentine est toujours à la poursuite de son unité. Elle se proclamerait volontiers « seul pays blanc au sud du Canada ». Ce serait laisser pour compte ces hommes du nord aux yeux bridés, au teint foncé, aux cheveux en baguettes de tambour et l’allure proprement bolivienne des Indiennes, coiffées d’étranges petits chapeaux melons noirs, la taille prise par quatre ou cinq jupons superposés. On ne peut oublier non plus les vigognes et les lamas, les uns et les autres inséparables de la plainte aiguë, sautillante et mélancolique des « carnavalitos », où la population indienne a intégré le christianisme espagnol aux adorations solaires de son propre univers.

L’autre face de l’Argentine, c’est la vie et l’étrange mélancolie qui donna naissance un jour au tango. Les « porteños », habitants de Buenos Aires, ont inventé un art de vie unique qui s’organise autour de multiples pause-café. En leur compagnie on ne sait quand se termine la conversation et où commencent la littérature et le tango. Cette musique plaintive, qui regrette toutes les choses qu’on aimait, trouve son origine dans les bouges du port et dans la fumée âcre des cigarettes. Ici a fait souche une population d’émigrés venue le plus souvent des pays méditerranéens, refoulée jusque-là par une sorte de marée triste qui est celle de l’ennui et de l’échec.

Alors, s’est installé ce vague à l’âme dont on dit aujourd’hui qu’il est inséparable de l’Argentine. Sur les ports chantent les violons et les bandonéons, même si pour dépasser cette misère la vie dans les cafés est indispensable au « porteño ». Il y cultive son goût d’un chic fantôme, celui d’une Europe imaginée depuis les antipodes. Entre montagnes glacées et touffeur glauque des ports, se pose la question de comment être Argentin. La culture constitue alors le dernier rempart contre le chaos. C’est tout le défi du spectacle du Gran Ballet Argentino de Miguel Angel TAPIA.